Le savon coco olive

Savon naturel : l’association idéale entre huile de coco et huile d’olive

Ingrédients naturels du savon coco olive : noix de coco, olives et fleurs

Le savon coco olive est un soin artisanal issu de la saponification a froid conçu pour nourrir et hydrater la peau au quotidien d’une façon simple.

Grâce à l’huile de coco et l’huile d’olive, ce savon coco olive nettoie en douceur tout en hydratant profondément la peau. Composé d’ingrédients naturels comme l’huile de coco et l’huile d’olive, il est idéal pour les peaux sensibles et les amateurs de cosmétiques faits maison « Adieu ! les points noirs et autres impuretés ».

Ce savon coco olive s’intègre simplement dans une routine de soin quotidienne. Sa composition naturelle en fait un choix doux et respectueux de la peau, adapté à un usage régulier sans danger.

Un peu d’histoire pour commencer ! 

Le savon des temps enciens

Antiquité (env. 2800 av. J.-C.) :

Les premières traces de savon remontent à environ 2800 av. J.-C., en Mésopotamie, entre les fleuves Tigre et Euphrate (actuel Irak).
À cette époque, les Sumériens utilisaient un mélange de graisse animale ou végétale et de cendres pour nettoyer la laine. Ce produit rudimentaire servait surtout dans l’industrie textile, car la laine devait être lavée avant d’être tissée.

Cependant, ce n’était pas encore un savon comme on le connaît aujourd’hui. Il ne permettait pas vraiment de nettoyer la peau ou les surfaces grasses.
Le véritable savon apparaît plus tard, avec la réaction de saponification : un processus chimique entre une graisse et une base (comme la soude caustique).

En effet, les cendres utilisées autrefois contenaient naturellement de la potasse, une substance qui réagit avec les graisses pour créer un savon basique.
Ainsi, ce type de préparation, bien que fonctionnel, restait encore brut et inadapté à l’hygiène corporelle.

Au fil du temps, les techniques se sont améliorées.
Notamment, les Grecs et les Romains ont commencé à utiliser l’huile d’olive pour fabriquer des savons plus raffinés. De plus, ils ont intégré l’usage du savon dans l’hygiène corporelle, et non plus seulement pour laver les textiles.

Le savon chez les Romains

Contrairement à une idée reçue, les Romains n’utilisaient pas toujours du savon pour se laver, du moins pas au début. Leur rituel de bain était très développé, mais reposait surtout sur l’huile d’olive : ils s’en enduisaient le corps, puis grattait cette huile (et la saleté avec) à l’aide d’un instrument en métal appelé strigile. C’était une sorte de raclette pour le corps.

Instrument de toilette romain appelé strigile pour les soins corporels

Ce n’est qu’un peu plus tard que le savon est apparu dans la culture romaine, probablement inspiré par les Gaulois, qui utilisaient un mélange de graisse animale et de cendres de bois, comme les Mésopotamiens avant eux. Ce mélange produisait un savon plus élaboré grâce à la réaction chimique de saponification.

Des auteurs romains comme Pline l’Ancien, dans son Histoire naturelle, mentionnent le savon (appelé sapo en latin) utilisé principalement pour teindre les cheveux ou par les barbiers, mais pas encore de manière généralisée pour le lavage du corps.

Le savon et l’hygiène au Moyen Âge

Contrairement aux idées reçues, l’hygiène n’était pas absente au Moyen Âge. Bien au contraire, elle variait selon les époques, les lieux et les mentalités.

Au Haut Moyen Âge (Ve-Xe siècle), se laver était une pratique répandue. Les étuves (bains publics chauffés à la vapeur) existaient dans les villes, et les moines respectaient des règles d’hygiène régulières. Ainsi, le bain était perçu comme bénéfique, tant pour le corps que pour l’esprit.

Parallèlement, le savon se développe. Il était fabriqué à partir de graisses animales ou végétales, mélangées à de la lessive de cendres. Ce mélange, chauffé, donnait une pâte nettoyante. Certaines villes comme Alep, Gênes ou Marseille deviennent d’ailleurs célèbres pour leurs savons de qualité.

Cependant, à partir du XIVe siècle, les choses changent radicalement. En raison de la peste noire, la peur de la maladie se répand. On commence alors à croire que l’eau ouvre les pores et facilite la pénétration des “airs corrompus”. Par conséquent, les bains deviennent suspects, et parfois même considérés comme immoraux. L’Église condamne les bains publics, souvent associés à la débauche.

Dès lors, l’hygiène prend une autre forme. On adopte la toilette sèche : on se frotte avec des linges humides, on change fréquemment de vêtements, et on utilise parfums ou eaux florales pour rester propre sans se laver.

Loin d’être négligée, l’hygiène au Moyen Âge s’adapte aux peurs et croyances de l’époque. Le savon se perfectionne, mais le bain devient rare. Ainsi, la propreté s’exprime autrement.

Le savon sous Louis XIV

luxe, parfum et règlementation

Au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV, le savon devient bien plus qu’un simple produit d’hygiène. Il se transforme en symbole de raffinement et de luxe à la cour.

D’une part, même si l’eau est peu utilisée pour se laver entièrement, la toilette sèche devient courante : on se frotte avec des linges parfumés, on utilise des poudres, et surtout, on emploie des savons délicats pour le visage et les mains. Ainsi, le savon s’impose comme un accessoire essentiel de la noblesse, au service de l’apparence.

D’autre part, la production de savon se développe fortement dans le sud de la France, notamment à Marseille. Afin de garantir sa qualité, l’édit de Colbert de 1688 impose des règles strictes :
🔹 Utiliser uniquement de l’huile d’olive pure,
🔹 Exclure toute graisse animale,
🔹 Et respecter une fabrication à chaud, selon une méthode précise.

Grâce à cette règlementation, le savon de Marseille gagne en réputation et devient une référence en Europe. Il est alors utilisé pour la toilette, mais aussi pour le linge ou la maison.

Sous Louis XIV, le savon devient un produit noble et contrôlé. Il reflète le goût du roi pour l’ordre, la beauté et le prestige — tout en annonçant l’importance croissante de l’hygiène dans la société.

De nos jours ! 

La Saponification à froid

Naissance de la saponification à froid

La saponification, c’est la réaction chimique entre un corps gras (huile ou graisse) et une base forte (soude (carbonate de sodium (Na2CO3)) ou potasse (carbonate de potassium K2CO3)) qui donne du savon + de la glycérine.

Celle-ci se distingue par le fait qu’on ne chauffe pas le mélange (ou très peu), ce qui permet de préserver les propriétés des huiles et de conserver naturellement la glycérine ou glycérol.

Évolution chimique et industrielle

18e siècle :
Nicolas Leblanc chimiste français découvre un procédé pour produire de la soude (soude caustique), facilitant la fabrication de savon à grande échelle.

19e siècle :
Le chimiste Michel-Eugène Chevreul étudie en détail la chimie des graisses et formalise la réaction de saponification. Cela marque la naissance scientifique du savon tel qu’on le connaît.

Grâce au chimiste et industriel Belge Ernest Solvay, le processus de fabrication de la soude devient moins coûteux et beaucoup plus respectueux de l’environnement (procédé Solvay)

Avec la révolution industrielle, la production de savon devient plus mécanisée, mais la méthode à froid continue à être utilisée de manière artisanale, notamment par des savonniers locaux.

la saponification à froid aujourd’hui

Depuis les années 2000, avec un engouement croissant pour le zéro déchet, le fait maison et les cosmétiques naturels, la saponification à froid connaît un véritable renouveau.

Elle est appréciée pour :

  • Son respect de l’environnement,

  • Sa douceur pour la peau,

  • La richesse des huiles végétales non dénaturées,

  • Le fait de conserver la glycérine naturelle.

Un peu de pratique

Pour commancer il faut quelques ingredients et quelques outils.

Les ingrédients sont :

  1. Soude caustique pure (granulés)
  2. Eau
  3. Huile d’olive (bio)
  4. Huile de Coco (bio)
  5. Parfum (dans ce cas Huile de monoi)

Les outils sont :

  1. Une balance
  2. Un fouet
  3. Un saladier inox
  4. Un bol
  5. Un mixer plongeant
  6. Une maryse
  7. Un moule
  8. Un tablier
  9. Des gants
  10. Des lunettes de protection
  11. Un calculateur de saponification (ici)

Il est fortement conseillé et je dirai même qu’il est indispensable d’avoir un moule pour couler la pâte à savon. j’en ai fabriqué un avec des chutes de contreplaqué avec des dimensions adaptées pour recevoir un peu plus de 2 Kg 900 de pâte.

Utilisez le calculateur de saponification pour avoir quelques informations importantes, aussi bien pour la recette de votre pâte, que pour le calcul du volume de votre moule. Tout va déprendre de la quantité de savon vous allez vouloir réaliser.

Ce tableau est trés intéressant car il donne les informations importantes pour calculer les dimensions du moule.

Par défaut pour créer ma lessive de soude, je me base sur 8% de reduction de soude, donc 292.6 g de soude caustique pure en granulés, 650 g d’eau. Le poid total de la pâte sera :

292.6 + 650 + 1000 + 1000 = 2942.6 g ou 2.9426 litres ou encore 2942.6 cm³

J’ai donc là le volume, il ne me reste plus qu’a calculer les dimensions du moule, tout en gardant a l’esprit que je veux former 25 savonnettes de 100 à 120 g environ, qui tiennent correctement dans la main, ce qui veut dire quelles ne doivent pas être trop volumineuses ni trop petites.

Aprés observation, il semble que les dimensions de 5 cm de hauteur par 7.5 cm de largeur par 3 cm d’épésseur soient les plus correctes pour tenir aisement le savon. J’ai donc les dimensions d’une savonette et j’en veux 25.

Donc pour calculer la longueur du moule, je multiplie 25 x 3 = 75 cm auquel je rajoute une petite marge de 4 cm pour ne pas deborder du moule durant le coulage de la pâte a savon ou être trop juste, donc 79 cm.

Mon moule sera donc de 79 cm x 7.5 cm x 5 cm en dimensions interieures, ce qui me donnera 25 savonnettes de 112 g environ.

Voyons voir si on est bon en volume:

79 x 7.5 x 5 = 2962.5 cm³ pour 2942.6 cm³ on est bon et on a un peu de marge.

 

Là on voit le moule déployé en position ouverte, sur lequel on applique un film plastique pour facilité le demoulage et aussi assurer l’etacheité une fois le moule fermé.

La raison d’avoir fait un moule qui s’ouvre complètement, est essentiellement pour facilité le demoulage et la découpe des savons.

Bien ! passons aux choses sérieuses, la fabrication.

On a déjà vu précédemment les ingredients et les outils, donc c’est parti.

Premiére étape: La lessive de soude.

ATTENTION !!! ATTENTION !!! 

Je rappelle que se sont des produits chimiques à ne pas mettre entre toutes les mains et on n’oublie surtout pas de se protéger (gants, lunettes, tablier en cotton et pas en nylon) avant toutes manipulations. il est trés important de faire le mélange soude solide et eau dans un espace bien aéré, les vapeurs sont nocives. Pas de recipiant en plastique car le melange eau + soude pure monte trés vite en temperature dés que vous les mélangez, donc on privilégie le verre ou l’inox.

Une fois que le mélange a refroidit, on va pouvoir passer à l’étape suivante.

Deuxième étape: Le mélange avec les huiles.

ON RESTE PROTÉGÉ !!! 

On peut maintenant incorporer les différentes huiles ou beurre ou autres matières grasses suivant la recette choisie. Ici, on ajoute à la lessive de soude, l’huille d’olive et de coco.

Et c’est parti pour le mixage.

Jusqu’à la « trace », moment ou se forme une trace quand on remue la patte à savon. Il est temps maintenant d’incorporer la fragance. Fragance qui est composée d’huilles essentielles et de fecule de maïs pour conserver le parfum aprés saponification.

Aprés incorporation de ce dernier élément, il est temps de préparer le moule pour le coullage.

Troisième étape : Le coullage

C’ette étape n’est pas trés technique dans notre cas ici, mais c’est là où l’on peut donner une forme au savons ou si il y a de la couleur, créer des motifs.

C’est fait, transfert de la pâte à savon dans le moule.

Il faut maintenant laisser la réaction de saponfication se faire et là on va pouvoir voir que cette réaction dégage de la chaleur et le pain de savon va changer de couleur avec la formation de la glycérine.

Quatrième étape: Le démoulage et la découpe

Là, le démoulage est simplifié par le fait d’avoir mis un film plastique sur les paroies du moule. Pour la découpe, on peut soit, utilisé ce que l’on appelle une guitare à savon, mais bon ce n’est pas donné, soit comme je le fais ici, utiliser un grand couteau bien affûté et bien coupé par le dessus en appuyant sur la lame, avec précaution bien sur.

Le landemain, le pain de savon est bien solidifié et on peut le démouler.

Le pain de savon étant encore un peu mou, on va pouvoir le découper en savons.

Cinquième étape: Le séchage 

« ATTENTION » étape indispensable 

Le savon qui vient d’étre fabriqué ici nécessite maintenant un temp de séchage, qui est en général d’une durée de quatre semaines. Ce temps est nécessaire pour que le processus de saponification se termine et que le PH du savon soit neutre (PH 7) de manière à ne pas agresser la peau.

C’est parti pour quatre semaines de séchage.