La Piscine

La piscine est de type « Haricot », une forme ovoïde qui est l'un des standards d'une société bien connue dans la région sud.
Et là… il va falloir faire rentrer des carrés dans un rond : ça va être du sport !
Il va donc falloir être méthodique et bien calculer la surface totale, afin de commander la bonne quantité de carreaux. Pour cela, j'utilise un outil très pratique et pourtant pas du tout dédié au carrelage : l'application Google Earth, qui permet de mesurer des surfaces. En lui donnant la surface au sol et la hauteur moyenne, mon collègue Claude (l'IA) m'aide à en déduire la surface en mètres carrés à couvrir.

Simple et efficace, pour une forme pourtant difficile à maîtriser.
Résultat donné par l'assistant electronique :
| Surface | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Fond | 32,67 m² | 32,67 m² |
| Petits fonds (1m) | périmètre partiel × 1m | ~8 m² |
| Grand fond (2m) | périmètre partiel × 2m | ~17 m² |
| Total estimé | ~58 m² |
C'est exactement ce qu'il nous a fallu pour couvrir l'intégralité de la piscine, avec moins de 10 % de marge. Très bon calcul, et très fiable.
La préparation
Cette étape est cruciale. Il ne faut surtout pas la bâcler ni la négliger. Il est primordial d'avoir un support parfaitement propre, pour que le collage ne tourne pas au parcours du combattant, voire au désastre.
En premier lieu, le vidage, le nettoyage et la désinfection sont indispensables.


Dans un second temps, on s'assure que le revêtement projeté est en bon état. Souvent, ce type de revêtement, appelé « revêtement pierre » ou « marbre », a tendance à brunir sous l'effet de certaines algues et du temps. Le constructeur recommande d'ailleurs un rafraîchissement par ponçage tous les 5 ans environ. Le problème, c'est que cela coûte cher, que la fréquence est relativement courte, et que le souci réapparaît très vite (expérience faite). Le choix de couvrir en carrelage vient essentiellement de ce constat.
Après un ponçage léger, on constate que la surface est saine et prête à recevoir la colle et les carreaux : c'est donc parti pour l'aventure. On en profite pour retirer les carreaux mal collés autour de la bouche du skimmer.

Pour éviter le décrochage provoqué par le retrait des anciennes tesselles, on gratte légèrement la surface afin de préparer un collage parfait et d'épouser la courbe des côtés de la bouche, ce qui donnera une belle continuité au rendu final.
Le materiel utilisé
Pose du carrelage
Premier Jour
Le début est toujours la partie la plus critique : il faut des repères, des règles, et garder en permanence à l'esprit le souci du rendu final. Le principe est donc de placer les éléments de façon méthodique, en suivant ces repères.
Ici, on a choisi de partir du centre, guidé par la ligne médiane reliant les deux points les plus éloignés du bassin, et le plus parallèlement possible aux parois (un exercice difficile dans une piscine ovoïde).


Le fond de la piscine a été tracé à l'aide d'un fil à plomb : cela permet de suivre la médiane au collage et d'assurer une bonne perpendicularité des plaques de tesselles et des joints, ce qui servira lors de la remontée en bordure. Pas de panique : l'angle de prise de vue donne l'impression que la corde est décalée par rapport au centre, mais tout est bien centré.
Deuxième Jour
Comme il est difficile de partir simplement du centre et de remonter sur les côtés en garantissant une remontée impeccable et bien linéaire, il est préférable de commencer à coller les plaques juste sous les margelles, puis de descendre à la rencontre du fond. Cela assure un rendu impeccable de la paroi la plus visible, et permet de délimiter la ligne de rencontre fond/paroi. Les plaques de tesselles sont posées en suivant des lignes verticales de niveau, et le collage respecte l'écartement d'un joint entre les plaques, de manière à les faire totalement disparaître dans la masse et à donner le rendu d'un revêtement homogène.


Arrivé au bas de la paroi, les choses se corsent un peu : pour suivre le relief, il devient nécessaire de laisser un écart entre les plaques afin de s'adapter au galbe. Eh oui, faire rentrer des carrés dans des ronds, c'est toute une histoire ! Les interstices seront comblés plus tard.
Détail intéressant : on voit naturellement apparaître une ligne de démarcation entre le fond et la paroi, ce qui était précisément recherché pour le rendu final.
La bouche du skimmer est couverte, les tesselles étant cette fois amenées jusqu'au plastique pour assurer l'étanchéité.

Troisième Jour
Les choses avancent à bon rythme : on voit bien la démarcation fond/paroi, et le fond commence lui aussi à s'étoffer.




Il reste encore quelques manques inévitables, dus aux courbures.
Quatrième Jour
Les bords se rapprochent : on va bientôt pouvoir jouer de la pince à tesselles.



Cinquième Jour
Pour la couverture des parois, le plus satisfaisant, c'est quand on rejoint les deux bouts, que tout coïncide parfaitement en position et qu'on a fait le tour : là, on se dit qu'on n'est pas loin de l'arrivée.
On y est : pince et tesselles en main, c'est parti pour un travail de fourmi. Minutie et précision sont de rigueur ; heureusement, l'expert est là. La paroi est impeccable, on ne voit plus aucune jointure.
« Bravo l'artiste ! »
Au passage, on remarque que la plage a elle aussi commencé à être couverte. Même principe qu'ailleurs : on part de la médiane et on colle de part et d'autre du trait.



Sixième Jour
Les parties les plus planes du bassin sont maintenant couvertes ; à ce stade, on passe à un travail plus minutieux sur l'ensemble.


La petite fourmi est toujours à l'œuvre, et les choses se concrétisent.



Septième Jour
Journée difficile : rien que des petits bouts de tesselles. Mais le résultat est là — on ne voit même plus la démarcation, le revêtement est uniforme.




Le tour de la bonde de fond a aussi été traité.

Huitième Jour
On est dans les détails, pour une finition de collage impeccable.


Neuvième Jour
Le collage des tesselles est maintenant terminé dans le bassin, et le jointoiement a commencé sur les parois.




La bouche du skimmer est terminée et le rendu est à la hauteur des attentes. L'étanchéité est assurée et les bords plastiques ne dépassent plus, ce qui permet aux impuretés de glisser dans le filtre sans obstacle.

Dixième Jour
Le jointoiement continue : c'est fastidieux, mais très satisfaisant quand on voit le résultat, comme pour la marche ci-dessous.



Le fameux calisson : c'est beau, une fois jointé.

Dernier Jour
La récompense d'une dizaine de jours d'efforts : c'est propre, beau à l'œil, et très agréable au toucher quand on marche sur les tesselles jointées.




Maintenant, place à l'attente : le séchage, avant la mise en eau. On a hâte de remplir pour découvrir la couleur — ce sera certainement splendide. Patience, patience !
En attendant, quelques petites finitions : remontage de la buse de la nage à contre-courant, étanchéité de la traversée de la prise robot, remise en place du clapet anti-retour du skimmer, et réparation du spot.






Pour ceux qui souhaitent des informations sur le déroulement d'une construction de piscine aller vers ce lien realisation-dune-piscine-en-betonconstruction-piscine-en-beton-durable-personnalisee-et-sur-mesure dans les grands projets "La piscine"
Le Remplissage

Le remplissage va bon train, la couleur se précise, un beau bleu/vert lagon.
Entre temps, on en profite pour restaurer et désinfecter la filtration et ajouter un régulateur redox/Chlore.
Initiallement, Le système de filtration / désinfection était basé sur un filtre à sable, une désinfection locale à l'ozone, un régulateur PH et hydroliquement parlant, un double bypass avec pour le PH, une sonde et un distributeur, et pour l'ozone, un venturi qui permetait d'injecter l'oxydant directement dans l'eau.
Le problème majeur de ce système était que la désinfection basée sur l'ozone est trés instable et trés locale, sortie de l'espace filtration plus aucune désinfection n'était assurée. Donc bassin souvent vert et paroies brunies par les algues. Enormes difficultés à désinfecter le bassin et contamination progressive du systéme complet.

Avant

Après
Le choix de la solution c'est porté sur deux axes. Le premier à été de s'assurer d'une totale désinfection du filtre à sable par un démontage complet de celui-ci avec recyclage du sable et remplacement par du verre.

Filtre vidé / désinfecté et crépine nétoyée.

Ajout des billes fines pour assurer la filtration.

Billes de verre de gros diamètre déposé dans le fond contre la crépine pour éviter le retour de grains fins dans la piscine.

Remontage du déversoir.
Le deuxième axe à été d'ajouter un distributeur redox qui assurera l'injection de chlore libre à hauteur d'un gramme par litre. Là l'entièreté de l'installation (bassin + filtration) sera couverte concernant la désinfection.

La pompe actuellement en place est une pompe à rotaion variable, qui assure deux fonctions. La première est la filtration de l'eau du bassin à haute vitesse et la seconde est l'utilisation en rotation lente, qui crer un flux permanant qui permet de nettoyer automatiquement la surface en déplaçant les impuretés vers le skimmer. Ce type de pompe embarque un système d'horloge qui n'est pas connecté et pas connectable au reste du système. Donc pour palier à ce manque, on va passer par la voie hydraulique en plaçant une sonde de débit pour commander les regulateurs PH et chlore de manière à ce qu'ils soient en fonction que quand le moteur de la pompe tourne. Chose trés importante pour ne pas abîmer les sondes des régulateurs PH et redox si le moteur ne tourne pas. Le principe électrique ci-dessous est un système à étage, basse et haute tention, qui assure la sécurité et l'isolation électrique.

Installation d'une pompe de circulation qui accélère l'eau et permet la nage à contre courant
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Bien passons au résultat. Aprés un long remplissage, on est content du résultat, la couleur est au rendez-vous, peut-etre pas assez verte au dire du client, mais bon il aurait fallut plus de jaune pour avoir du vert, mais ce n'est pas mal déja.





